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La médiation animale et ses débouchés

Rappel : Qu’est-ce que la médiation animale ?

La médiation animale, (parfois appelée zoothérapie), est une pratique visant à rapprocher une personne vulnérable et un humain médiateur, grâce au contact d’un animal. Ainsi, les séances poursuivent des objectifs thérapeutiques, éducatifs ou pédagogiques, mais dans tous les cas visent à accompagner une personne dans sa souffrance.

Après avoir analysé les problèmes de la personne, le praticien se servira des avantages des animaux pour l’accompagner : chien, chat, cheval, etc.

Ensuite, il va effectuer des exercices pour calmer et aider son client à faire face à la source de sa souffrance (un traumatisme, un handicap physique, une phobie…). Il peut être amené à modifier l’exercice en fonction du résultat et de ce qu’il constate.

Voici 10 principales missions d’un médiateur animalier :

  1. Utilisation d’animaux pour aider à résoudre des problèmes médicaux

  2. Favoriser le développement cognitif et affectif

  3. Encourager le développement social

  4. Favoriser l’autonomie du bénéficiaire (patient)

  5. Modifier la technique en fonction du type d’animal

  6. Choisir le type d’animal compte tenu des besoins et des problèmes de santé

  7. Permettre aux patients de passer un bon moment en leur facilitant la tâche

  8. Traiter les chocs, les pathologies, les traumatismes, les déplacements…

  9. Restaurer le bien-être physique et mental

  10. Examiner les causes des problèmes


Ce que vous devez savoir avant d’envisager une carrière de médiateur animalier

Quel statut pour l'intervenant en médiation animale ?

La médiation animale peut être pratiqué sous trois statuts différents :

  • Salarié : Travailler pour un organisme de médiation animale qui emploie plusieurs animateurs, ou pour un établissement spécialisé (hôpital, Ehpad, structure paramédicale, etc.)

  • Indépendant : Que ce soit en itinérance ou dans ses propres installations, il dirige sa propre entreprise (microentreprise, association, société ou corporation).

  • Bénévole : Travailler sans rémunération dans une association. Ce dernier statut est parfois (mais pas toujours) associé à des personnes moins expérimentées.

De nos jours, de plus en plus de personnes deviennent médiateurs pour animaux. Cela répond à un besoin croissant des institutions et des particuliers.

Cependant, il n’existe actuellement aucun cadre juridique (hormis l’ACACED obligatoire pour les praticiens avec chien, chat et NAC) pour réglementer cette discipline.

Le titre n’est pas protégé, et il n’y a pas de texte conseillant sur la manière de traiter les animaux médiateurs, que ce soit en termes de bien-être ou de sécurité.

La non-supervision dans ce cadre donne lieu à un large éventail d’activités et à des débats parfois houleux sur la qualité de travail de chacun.

Quel est le profil idéal d’un médiateur animalier ?

Quand on observe de près le petit monde de la médiation animale, majoritairement féminin, il faut bien le dire, on se rend vite compte qu’il existe deux types d’intervenant(es) : celles et ceux qui proviennent du monde médico-social, dont la pratique est souvent un complément ou une spécialisation dans leur métier d’origine, et celles et ceux qui opèrent une reconversion, un virage à 180° par rapport à leur profession de base. On les appellera les « reconverti(es) ».

Quelles sont les compétences que doit avoir un médiateur animalier ?

Voici quelques-unes des qualités qu’un intervenant doit posséder :

  • Aimer les animaux ;

  • Être à l’écoute ;

  • Avoir une forte affection pour les interactions humaines : empathie et attention aux autres ;

  • Se sentir bien avec les handicaps ;

  • Accepter se mettre au service des autres en aidant les personnes dans le besoin ;

  • Avoir une solide compréhension des troubles psychologiques et des comportements des animaux ;

  • Être rigoureux et professionnel ;

  • Chercher activement à apprendre de nouvelles choses et à s’améliorer ;

  • Savoir se montrer direct et ferme avec l’animal pour réussir une séance ;

  • Aimer le contact avec l’animal et faire preuve de patience ;

  • Disposer d’un fort esprit d’analyse afin de reconnaître le problème et d’appliquer les solutions nécessaires pour aider la personne ;

  • Être flexible et organisé, car un zoothérapeute sera amené à voyager et à exercer son métier dans différents lieux ;

  • Être capable d’offrir des réponses rapides et personnalisées à toutes sortes de personnes et de problèmes ;

  • Posséder un sens aigu d’analyse et de l’observation ;

  • Comprendre les règles de sécurité à suivre et les règles de santé animale.

Débouchés et évolutions d’un zoothérapeute

En réalité, le médiateur animalier a la possibilité d’exercer dans divers établissements, notamment :

  • des hôpitaux ;

  • des maisons de convalescence ;

  • des centres de réadaptation ;

  • des centres de réinsertion sociale ;

  • des prisons ;

  • etc.

Le praticien a également la possibilité d’ouvrir son propre cabinet et de se lancer à son propre compte.

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