Le respect des animaux en médiation animale : un pilier fondamental

Il n’existe malheureusement aujourd’hui aucun texte précis visant à la protection des animaux dans ce cadre d’activité. Chaque intervenant, en fonction de ses valeurs et de ses connaissances, décide du rythme et des conditions de travail de son compagnon animalier.


Pourtant, l’animal, quelque soit son espèce, est un être sensible et doué d’émotions. À ce titre, et même s’il n’est pas toujours facile d’en décoder les signaux, il peut subir un stress important au cours des ateliers.


Or le bien-être des uns ne doit pas se faire au détriment du bien-être des autres !


Définition du bien-être animal


Comme décrit par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) le bien-être des animaux est « l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l’animal ». C’est-à-dire que cette notion prend en compte l’état physique, mais pas seulement, elle inclut aussi l’état mental positif de l’animal. Pour résumé, un animal bien dans ces pattes est un animal qui se porte bien physiquement et mentalement dans un environnement qui lui est approprié. Car oui, l’environnement dans lequel l’animal évolue harmonise son état de bien-être.


La bientraitance animale en revanche, « correspond aux actions que l’humain engage ou réalise dans l’intention de répondre aux besoins des animaux tels qu’il les interprète, comme bien nourrir, bien loger, soigner. Il s’agit d’une démarche anthropocentrée qui ne tient pas compte du ressenti de l’animal ou des émotions positives ». Pour faire simple, la bientraitance est la manière dont nous, humains, nous occupons de nos animaux afin de répondre au bien-être animal.



Evaluer le bien-être animal


Leur bien -être et de proposer une pratique sécuritaire, de nombreux animaux peuvent se révéler être d'excellents médiateurs. Ainsi, chaque animal est "choisi" non pas en fonction de son physique seul mais surtout en fonction des activités qui l'épanouissent, de son envie d'entrer en lien avec des enfants, des personnes âgées ou des personnes en difficulté.

Associer un animal auprès de patients, que ce soit pour renforcer leur capacité ou simplement pour soutenir leur confiance en eux, ne peut se faire sans un respect pour la vie en elle-même et une connaissance accrue des espèces médiatrices.


Évoquer le bien-être d’un animal c’est ouvrir une porte sur des questionnements perpétuels mais indispensables.

En effet, au-delà des considérations théoriques et des conseils clés en main glanés dans des livres, à la télé, dans des magazines ou auprès de professionnels, la question du bien-être de l’animal médiateur se pose à chaque étape de la pratique.


Le respect des animaux passe avant tout par le fait de ne pas vouloir imposer des activités à son compagnon. S'engager dans la médiation animale en imaginant un animal parfait, idéal, multitâche, à même de répondre à toutes nos projections, nos attentes, nos représentations revient à utiliser les animaux comme des objets.


Et le bien être par rapport à l'éthologie ?


Il existe plusieurs outils et protocoles pour évaluer le bien-être animal. La plupart sont basés sur la gestion des 5 libertés, issues du Farm Animal Welfare Council de 1992. Gardez à l’esprit que pour rendre un jugement objectif, il faut être suffisamment capable d’interpréter les signes d’état mental d’un animal, mais aussi d’avoir assez de connaissances sur l’étude des comportements d’une espèce. Dans ce cas, on se réfère souvent à l’éthologie.


Les exigences personnelles de l’évaluateurs peuvent venir interférer les conclusions de l’évaluation et donc être contestées. Il est donc préférable que cette appréciation soit réalisée par un professionnel.

Egalement, en France depuis 2015, les lois commencent à réagir et avancer sur la prise en compte des animaux comme "êtres sensibles" . Même si cela n’est pas encore suffisant, on s’aperçoit qu’il y a de plus en plus de sensibilisation sur ce sujet. A nous aussi de contribuer à ces avancées Pour ma part, je pense que tout se fait dès l’éducation des plus jeunes.


On retiendra que le bien-être animal peut être complexe, notamment sur la perception qu’on en a. Il se base sur 5 libertés principales. Contrairement à certaines idées reçues, les intervenants en médiation animale le prennent rigoureusement en compte au quotidien. Les animaux médiateurs sont donc bien dans leurs pattes et dans leur tête



Et vous ? Quel point de vue avez-vous sur le bien-être animal ?



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